Bienvenue!

28 avril 2008

***Notez que le site http://www.deputezmoi.com n’est plus actif et tout son contenu a été transféré ici.***

Bonjour, bienvenue à tous, et merci de venir visiter le site des mes campagnes électorales

Les élections sont terminées, mais je compte maintenir le site actif pour continuer à diffuser mes idées…( jusqu’aux prochaines élections?)

Je voulais remercier spécialement tous ceux qui ont voté pour moi aux dernières élections fédérales partielles. J’apprécie grandement votre support, et je vous encourage à continuer à croire qu’un vote est un acte de conscience et pas un acte d’achat. Je remercie aussi tous les autres visiteurs intéressés par les idées que je propose.

Je suis souverainiste!

Je profiterai aussi de ce message pour annoncer à tous que j’ai adhéré à la cause de la souveraineté du Québec depuis peu de temps. Pourquoi? Simplement, je vous dirai que j’ai pu constater que le système politique actuel est dysfonctionnel et trop apte à la corruption et au statu quo. Je vois la souveraineté du Québec comme une opportunité inouïe de mettre en place un nouveau système politique moderne, tirant les leçons du passé, et se lançant vers l’avenir.

Je vous invite à aller sur les différentes sections de mon blog

Moi: je présente une biographie, j’explique pourquoi je me suis présenté, et comment je vois le progrès pour l’humanité;

Idées: je présente mes idées sur différents sujets d’ordre provincial et fédéral (partis politiques, structure politique, économie, défense, environnement, éducation);

Éducatif: j’explique certains aspects du système politique canadien et québécois, les pouvoirs du gouvernement fédéral, ceux des provinces et finalement ce qu’est un candidat indépendant.


Biographie

28 avril 2008

Je m’appelle Romain Angeles. Comme mon nom de famille l’indique, je suis originaire d’Amérique latine, plus précisément du Mexique. Mon père et sa famille viennent de la ville de Oaxaca (prononcé Wouahaca), et mon frère aîné (d’un an) et moi sommes nés à Mexico. Mon prénom montre aussi mes origines françaises, du côté de ma mère. Sa famille vient de la région d’Amiens et de Poitou-Charentes.
Je suis donc né au Mexique, et dès mes deux mois, nous avons déménagé à Montréal : mon père avait trouvé un poste de professeur à l’université McGill. Nous sommes restés quelques temps dans un appartement au centre-ville, puis à mes 4 ans, nous avons déménagé sur la rue Hartland, à Outremont. Mon frère et moi allions à la garderie à côté, puis nous sommes rentrés au Collège Stanislas en maternelle. Nous avons ensuite déménagé sur la rue Champagneur peu après notre entrée à l’école.

En deuxième année de primaire, nous sommes allés vivre en Allemagne, à Munich, pendant 1 an : mon père avait obtenu une année sabbatique qu’il avait décidé de prendre en Allemagne. Mon frère et moi sommes allés au Lycée Français de Munich, et pendant les vacances, on voyageait en Europe : en Autriche, en Espagne, en Italie, en Tchécoslovaquie. J’ai visité les châteaux magnifiques d’Allemagne, en haut de montagnes, en pleine nature. J’ai vu les merveilles artistiques et architecturales de la période de la Renaissance italienne. J’ai admiré la diversité culturelle en Espagne. J’étais petit, mes ces images sont encore imprégnées dans ma mémoire tellement elles sont belles.

Nous sommes revenus à Montréal, toujours sur la rue Champagneur. Je me rappelle les partis de soccer, de baseball, de hockey dans la rue en été, avec les amis du quartier. Et en hiver, les heures interminables dans le froid, sur la patinoire du parc Beaubien. C’étaient, jusqu’à maintenant, les meilleurs moments de ma vie.

L’école secondaire a commencé, toujours au Collège Stanislas, avec toutes ses aventures, comme je les ai rapidement retracées dans le texte que j’ai écrit, intitulé « Éducation » dans la section « Idées ».

Puis, en 5ème année de secondaire, à 15 ans, mon père a eu une autre année sabbatique, cette fois à Singapour. Mon frère et moi sommes allés au Lycée Français de Singapour, et pendant les vacances, on voyageait tous dans la région : en Thaïlande, à Hong Kong, en Malaisie et en Australie. Cette fois c’étaient les merveilleux paysages que la nature nous offrait et les différentes cultures de la région.

Au retour, nous avons déménagé au centre-ville, puis plus tard, à Westmount. C’était le début de ma vraie crise d’adolescence, qui a été plutôt mouvementée. Après plusieurs changements de programme à l’université, j’ai décidé que ce n’était pas pour moi, et j’ai commencé à donner des cours privés de mathématiques principalement à des élèves du Collège Stanislas. Je continue, maintenant depuis presque deux ans à donner des cours à plusieurs élèves, en physique et en histoire aussi. C’est surtout en constatant la situation de crise que subissait l’école que j’ai compris que je pouvais offrir des solutions à ces problèmes. C’est ce qui m’a motivé à écrire entre autres mon texte sur l’éducation. J’avais écrit, et je continue à écrire plusieurs textes sur différents sujets : la philosophie, la politique, les mathématiques, la théorie de l’évolution (vous pouvez les consulter sur le site, dans la section « Idées »).

À force de partager mes idées avec les gens, j’ai réalisé que j’avais beaucoup d’idées originales, et plusieurs manières d’améliorer la société. Aussi, plus j’entendais les positions des politiciens et des célébrités sur plusieurs problèmes sociaux, plus j’avais envie de m’exprimer et de partager mes idées avec une plus grande audience, et trouver des façons de les concrétiser. Et voilà pourquoi je me suis présenté aux élections provinciales de mars dernier, et pourquoi je me suis présenté de nouveau aux élections fédérales partielles de septembre 2007.


Pourquoi?

28 avril 2008


Pourquoi je me suis présenté aux élections?

Premièrement parce qu’il n’y a aucun autre moyen durable de changer le monde que par la politique. J’ai 23 ans, et je remarque depuis plusieurs années que le monde a besoin de changement. J’écoute les nouvelles, et je remarque qu’il y a trop de mauvaises nouvelles, de scandales, de conflits et pas assez de paix, de solutions, d’amélioration. J’ai étudié de mon côté l’histoire récente et l’histoire plus ancienne de l’humanité, et j’ai remarqué que certaines régions du monde, des cultures en particulier, ont déjà vécu des grands moments de prospérité et de développement. Le premier exemple qui me vient à l’esprit est celui de la Grèce Antique, où la société grecque a réussi à s’organiser autour de grandes idées philosophiques et scientifiques initiées par des gens comme Pythagore, Thalès, Socrate, Platon, etc. La qualité de vie des Grecs de l’époque se serait tellement améliorée qu’ils auraient quintuplé leur population entre 800 et 300 avant Jésus-Christ; et tout ça sans compter l’influence culturelle qu’ils ont apporté au reste de l’Europe par la suite.

Ces moments de l’histoire me rassurent et en même temps me déchirent quelque peu. Ils me rassurent parce qu’ils me prouvent que les choses ont déjà été mieux, et que par conséquent, il n’y a pas de raison qu’elles ne peuvent pas mieux aller dans l’avenir. Ils me déchirent aussi parce qu’ils me montrent à quel point la situation générale dans le monde est précaire.

Mais ces moments de l’histoire me motivent assez pour vouloir contribuer de manière positive au développement de l’humanité. Et le meilleur endroit où commencer est chez soi. Je pourrai dédier ma vie à faire un travail social qui influencerait en bien la société dans laquelle je vis, et je pourrais réussir. Mais ultimement, l’influence la plus durable et efficace est en politique.

Pourquoi à Outremont?

Parce que c’est la ville où j’ai grandi et là où j’ai fait presque toute ma scolarité (au Collège Stanislas). J’ai habité sur la rue Hartland quand j’avais seulement 4 et 5 ans, puis on a déménagé sur la rue Champagneur et on y est resté jusqu’à mes 15 ans. C’est une ville que je connais donc très bien, avec laquelle j’ai une affinité particulière, et donc une préférence naturelle à vouloir représenter et améliorer.

Pourquoi moi, et pas un autre candidat?

Pour répondre à cette question, je dois d’abord expliquer en quoi je suis différent des autres candidats.

Premièrement, je suis le plus jeune candidat. J’ai 23 ans. Je comprends mieux la réalité des jeunes de mon âge parce que je la vis, et je la vois tous les jours. Et les jeunes, c’est l’avenir. Par conséquent, je représente moi-même l’avenir de la société : j’ai des nouvelles idées, des idées vivantes, des idées qui reflètent les besoins et les exigences des futures générations. J’ai presque toute la vie encore devant moi, et j’ai décidé de me dédier à la politique, parce que je veux construire le monde dans lequel je vais vivre. On a vu ce que les plus vieux avaient à offrir. On a vu ce qu’ils étaient capables de faire, on a vu ce qu’ils nous ont légués. C’est à notre tour maintenant, les jeunes, de prendre la relève, et de faire encore mieux qu’eux.

On a vécu des évènements historiques majeurs quand on était encore jeunes, et ça a forgé notre personnalité et notre perception du monde. On vit dans un monde de guerres et de conflits grandissants, et on sait que si on ne fait rien pour changer le monde en mieux, on passera peut-être la fin de notre vie dans la misère ou le regret. Les plus vieux, eux ont déjà décidé depuis longtemps la direction qu’ils voulaient donner à leur vie, alors que nous, c’est maintenant qu’on la choisit. Et à cause du contexte historique dans lequel on vit depuis plusieurs années, quand on n’était pas encore adulte, on a une perception beaucoup plus profonde, et passionnelle du monde. Grâce en partie à mon âge, je me dédierai plus que quelconque autre candidat à l’avenir de notre société et de l’humanité, parce que, statistiquement, j’en ferai partie plus longtemps qu’eux : je serai encore là quand eux seront partis.

De plus, grâce à mon jeune âge et au fait que je n’ai pas de famille sous ma responsabilité, je serai beaucoup moins stressé et j’aurai plus de temps libre à dédier en plus à mon travail.

Une autre chose que je pense important de mentionner quant à moi : je ne bois jamais d’alcool, et je ne fume pas. Je pense que ce sont deux choses qui se font rares chez les jeunes aujourd’hui, et je pense que c’est un geste de maturité de ma part, en plus de montrer une certaine discipline vis-à-vis moi-même.

Ensuite, parce que je suis un candidat indépendant. Autrement dit, je ne rends de compte à personne d’autre qu’à ma conscience, et aux citoyens de l’arrondissement. C’est un grand avantage parce que je peux user de ma créativité politique sans aucune contrainte extérieure autre que la loi. Ça me permet d’être beaucoup plus libre, détendu et honnête dans la campagne, et dans mon éventuel poste de député. Je dis ce que je pense à tout moment, et non pas ce que le chef d’un certain parti m’ordonne de répéter. Pour assurer mon élection, je dois donc me dédier entièrement aux citoyens de l’arrondissement, et je peux faire avancer mes idéologies, mes projets, sans devoir rentrer dans le moule du parti. Pendant que les autres candidats se poseront la question : « comment est-ce que je peux gagner le vote des électeurs et en même temps faire plaisir au chef de mon parti? »; je me poserai, tout au long de la campagne et de mon éventuel mandat, la question suivante : « comment est-ce que je peux améliorer les conditions de vie des citoyens d’Outremont, et du Canada en général? ». Pour ceux qui doutent de mon honnêteté et de mon intégrité, je poserai la question suivante : qu’est-ce que j’ai à gagner à faire tout ça? Pas l’argent. Pas des faveurs politiques, parce que c’est justement contre ça que je m’oppose. Alors pourquoi? Parce que je crois que les gens honnêtes et généreux ont leur vraie place en politique.

Pour finir, je dirai que vous devez voter pour moi parce que vous avez déjà tout vu, et vous avez vu que les choses ne changent pas vraiment. Je vous propose des nouvelles solutions aux problèmes de notre société (voir la section « Idées ») pendant que les autres ne font répéter ce qu’ils pensent que vous voulez entendre.

Qu’est-ce qu’un candidat indépendant peut vraiment accomplir?

D’abord, comme candidat indépendant, je n’ai l’appui financier de personne d’autre que les citoyens qui font des dons. Je n’ai pas les moyens de payer un photographe professionnel pour me prendre en photo, la main sous le menton, l’air totalement niaiseux. Je n’ai aucune couverture médiatique assurée. Je n’ai pas une équipe à temps plein pour m’aider. Je n’ai rien de tout ça, mais j’ai la chose la plus importante que les autres candidats n’ont pas : la liberté.

Je dis ce que je pense et pas ce qu’on veut que je dise, j’utilise toute ma créativité, sans devoir me soumettre à l’autorité et aux caprices de quiconque. Pendant la campagne électorale, je suis, comme candidat indépendant, plus libre et plus honnête que les autres candidats affiliés à un parti.

Si je me fais élire, qu’est-ce que je vais pouvoir accomplir?

Déjà, dans le travail de commission, je suis à force égale avec tous les autres députés, parce que les partis n’ont plus leur rôle à jouer, et chaque député use de son propre jugement et son intelligence. J’userai de mes facultés intellectuelles du mieux que je peux pour m’assurer que les lois étudiées en commission soient les meilleures et les plus efficaces pour assurer la vie, la liberté, la prospérité et le bonheur des personnes vivant au Canada.

De l’autre côté, le travail de député comporte aussi les séances dans la Chambre des communes, où les revendications, les échanges et les votes se font par tous les députés. Évidemment, si je propose un projet de loi, je n’aurai que mon vote d’assuré, j’en suis conscient. Néanmoins, cela ne veut pas dire que les projets de lois que j’ai à proposer ne seront jamais acceptés. Avant de présenter ces projets dans la Chambre, je rencontrerai plusieurs députés et j’échangerai mes idées avec eux, en essayant de les amener à réaliser l’universalité de mes propositions pour arriver à une collaboration non partisane pour l’adoption de ces lois.

De plus, je compte rester en contact à travers l’Internet avec tous les citoyens du Canada, et utiliser leur appui pour montrer aux députés la nécessité de ces lois. En fonctionnant de la sorte, j’amènerai les autres députés à comprendre que ces projets de lois n’ont comme seul objectif l’amélioration de la qualité de vie de la société. Ainsi, je pourrai, avec l’aide des députés dédiés et honnêtes passer des projets de lois dans la Chambre des députés.


Progrès

28 avril 2008

Comment assurer notre bien-être

La qualité de vie de l’humanité augmente grâce aux découvertes scientifiques et à la créativité des individus. La maîtrise du feu nous a permis, à travers l’histoire, de pouvoir nous réchauffer, cuire notre nourriture, voir dans la noirceur, éloigner les prédateurs, ce que qu’aucun autre animal sur Terre n’a été capable de faire. Le feu nous a permit aussi de créer des liens sociaux, des cultures, des liens entre être humains, à travers le développement de la musique, la peinture, etc.

Le développement des moulins, qui utilisaient l’énergie produite par les courants d’eau, et par le vent, nous a permis à produire de la nourriture en plus grande quantité, en moins de temps, ce qui a amélioré notre qualité de vie.

Ensuite, l’invention de la machine à vapeur nous a permis d’utiliser l’énergie interne du charbon pour propulser des trains, des machines industrielles, qui à leurs tours, nous ont permis d’accélérer notre développement sur la Terre. On augmentait ainsi notre qualité de vie, à travers la production et le transport plus rapide de biens et services. On avait plus de temps pour se dédier à d’autres découvertes, et à des créations artistiques, ce qui augmentait aussi notre bonheur.

Puis, l’utilisation des énergies fossiles comme le pétrole nous a permis, entre autres, des développements majeurs en aéronautique, ce qui nous a permis de voyager aux quatre coins de la Terre en quelques heures, d’aller sur la Lune et d’envoyer des satellites dans l’espace.

Tous ces changements économiques nous ont ouvert de nouveaux horizons, ont éveiller nos consciences quant à notre place dans l’univers et ont élever notre qualité de vie de manière générale. Les effets de ces découvertes et de ces créations se manifestent dans l’accroissement de notre espérance de vie et notre densité démographique : on vit plus longtemps et on est capable de mieux vivre, en utilisant un espace moins grand.

Les découvertes scientifiques, ainsi que la créativité artistique sont les deux éléments clés de notre bien-être. Les découvertes scientifiques nous apportent des nouveaux outils, des nouvelles techniques pour utiliser nos ressources plus efficacement et les créations artistiques nous permettent de donner un sens à notre existence et de nous éveiller la conscience.

Ces deux aspects de l’économie se résument en un mot : la créativité. J’explique comment augmenter notre capacité créatrice dans la section « Éducation ».

La créativité : la clé du succès politique

Si on regardait l’évolution de la population mondiale, on aurait environ les chiffres suivants :

1800 : moins d’1 milliard

1900 : 1,5 milliards

1950 : 2,5 milliards

1970 : 4 milliards

1990 : 5 milliards

2007 : 6,5 milliards

Est-ce que c’est parce qu’on fait de plus en plus d’enfants? Non. On n’est pas simplement plus nombreux, on vit aussi plus longtemps. En Grèce Antique ( – 1300 à – 300 avant Jésus-Christ environ), l’espérance de vie était de 28 ans. À l’époque de l’Angleterre médiévale (500 à 1400 après Jésus-Christ environ) l’espérance de vie était de 33 ans en moyenne. À la fin du 19ème siècle en Europe occidentale, l’espérance de vie avait atteint 37 ans. Finalement, aujourd’hui, la moyenne mondiale se situe environ à 66 ans.

On vit plus, mais on vit aussi mieux. Qu’est-ce qui explique ces changements importants dans l’évolution de la population mondiale et de l’espérance de vie? Le progrès scientifique et technologique. On est capable de guérir des maladies desquelles on mourrait dans le passé. On est moins susceptible aux maladies parce qu’on bénéficie d’une meilleure hygiène, d’une meilleure alimentation. Les techniques d’agriculture, d’industrie, de transports ont été drastiquement améliorées. Toute cette combinaison de facteurs pris ensembles ne fait qu’accélérer notre potentiel d’existence et de bonheur sur Terre.

Mais ce n’est pas tout, malgré ces beaux aspects de notre évolution sur Terre, il y a encore des nouveaux-nés, des enfants qui meurent tous les jours de malnutrition, ou de maladies curables. Il y a encore des guerres, et encore du racisme. Tous ces problèmes sont des problèmes politiques. Tous ces problèmes ont leur origine dans l’esprit d’individus qui pensent que « pour que je survive, d’autres doivent mourir » au lieu de se demander « comment je peux les aider à mieux vivre? Comment je peux l’aider à être plus heureux? ». Si tout le monde se posait ces questions, on vivrait dans un monde merveilleux d’amour, de paix et de confiance entre êtres humains : on saurait que peu importe ce qui nous arrive, il y aura toujours quelqu’un pour nous aider, et faire le bien autour de nous deviendra une source de fierté et d’orgueil.

On a le niveau scientifique et technologique de nourrir, vêtir et abriter toute la planète. Mais cela n’arrive pas encore. Pourquoi? Parce que trop de politiciens pensent encore qu’on vit dans une jungle, où le plus fort est celui qui tue les plus faibles, au lieu de les aider. Non seulement ça, mais en se comportant comme des animaux, ils supposent que toute l’espèce humaine n’est qu’une espèce animale parmi tant d’autres, et que par conséquent ils lui renient toute forme de conscience et de créativité. C’est le problème actuel de la politique : elle renie la créativité humaine et le progrès. Quand on écoute les discours de la plupart des politiciens, ils ne parlent que d’apposer des pansements aux problèmes sociaux, parce qu’ils supposent qu’on ne pourra jamais trouver de solutions durables à ces problèmes. C’est là que se situe le problème de la créativité. La plupart des politiciens n’ont pas de créativité, parce qu’ils ont accepté de se soumettre à l’autorité d’un parti politique, à vivre dans un monde d’obéissance et de normalité, au lieu de chercher à se surpasser et stimuler leur intelligence pour trouver des solutions aux problèmes de la société.


Projet de média politique sur Internet

28 avril 2008

Parce que les individus et les projets de société sont plus importants
dans une démocratie que les partis politiques et les idéologies.

Objectif : couvrir également les campagnes électorales de tous les candidats, et faire un suivi continu des députés élus à l’Assemblée Nationale sur un site Internet commun

Motivation :

Dans une société vraiment démocratique, tous les candidats aux élections reçoivent la même visibilité, indépendamment de leurs idées. Cela permet à l’électorat de faire un choix vraiment éclairé et personnel et ainsi de refléter, une fois l’élection terminée, les vrais aspirations de la société.

Malheureusement, la réalité actuelle est toute autre. Les médias nationaux couvrent presque exclusivement les 3, 4, ou 5 chefs des « gros partis », au détriment de tous les autres candidats de ces mêmes partis, et évidemment des plus petits partis politiques et des candidats indépendants aussi. Cela démontre implicitement la chose suivante : on vote pour un parti, mais pas pour un candidat. C’est compréhensible, car comment une chaîne de télévision ou de radio nationale pourrait couvrir plus de 800 candidats de manière égale? C’est impossible. Il est donc normal dans ce contexte, que les médias se concentrent sur les candidats les plus significatifs, c’est-à-dire les chefs des « gros partis ».

Dans ce contexte, les électeurs votent pour un parti, ou pour un chef de parti, dans l’espoir que ce dernier devienne Premier Ministre. Mais que cela arrive ou non, l’électeur aura généralement fait son vote sans connaître ni le nom ni les valeurs et les idées personnelles du candidat en question.

À ces problèmes évidents, existe heureusement une solution, qui devient possible grâce à cette merveilleuse invention qu’on appelle l’Internet. En effet, l’Internet n’est pas un outil médiatique comme les autres : c’est un outil d’information littéralement vivant et interactif. Le visiteur est le maître de sa navigation et de sa recherche d’information. Il est guidé par des titres et des liens, mais c’est lui qui décide quelle page visiter, en fonction de ce qui l’intéresse et de ce qu’il juge important.

L’information de la page Internet n’est pratiquement pas figée ni dans le temps, ni dans l’espace, ni dans sa quantité d’information. La page Internet existe continuellement, indépendamment de l’heure de la journée, alors que les nouvelles télévisées, à la radio et dans les journaux « meurent » une fois l’émission ou l’édition terminée. La page Internet dépend significativement moins de l’espace que la télévision, la radio et les journaux : alors que ces derniers sont limités par la position géographique dans laquelle on se trouve, la page Internet est, normalement, accessible de partout dans le monde, moyennant un ordinateur et une connexion. Finalement, alors que la quantité d’information partagée par la télévision, la radio et les journaux est limitée par le temps d’antenne, ou le nombre de pages, la page Internet peut, à l’inverse, diffuser une quantité quasi infinie d’information, et ce de manière continue.

Ces multiples contraintes obligent les médias conventionnels à couvrir les campagnes électorales de manière très limitées, en se concentrant presque exclusivement sur les chefs des « gros partis » au détriment de tous les autres candidats. Cela entraîne, nous l’avons mentionné plus haut, un conditionnement de l’électorat à voter pour un parti, sans faire attention nécessairement aux idées du candidat de sa circonscription. Le pouvoir politique est accordé implicitement, dans les faits, à moins de 5 individus : les chefs de parti. Mais qu’en est-il des 120 autres députés à l’Assemblée Nationale, ou les 300 autres au Parlement d’Ottawa? Ont-ils des idées et des projets intéressants aussi? Ne méritent-ils pas d’être écoutés?

Cette disparité de couverture médiatique a été, jusqu’à maintenant, il faut l’admettre, nécessaire au fonctionnement démocratique de la société. Sinon, les élections auraient été plus anarchiques qu’autre chose et la société aurait manqué de cohésion. Mais avec le développement d’Internet, une nouvelle dynamique est possible.

Définition :

Le projet présenté consiste à mettre sur pied un site Internet d’information et d’éducation citoyenne. Le site aura deux mandats distincts : l’un pendant les périodes électorales, le second entre deux élections.

Périodes électorales
Pendant les périodes électorales, le site aura le mandat de présenter de manière égale tous les candidats ainsi que leurs projets, indépendamment de leur affiliation politique, pour chaque circonscription. En présentant chaque candidat de la sorte, sans favoritisme, et en présentant clairement chacun des projets qu’il endosse, l’électeur pourra faire une choix informé et personnel : il ne votera pas aveuglément pour une couleur, mais pour des idées, des projets qui sont pour lui importants, et qu’incarnent son candidat favori. Le site présentera un répertoire de toutes les circonscriptions, tous les candidats, et tous les projets. L’électeur pourra ainsi prendre connaissance de tous les projets proposés à l’échelle nationale, par tous les candidats, les évaluer, et choisir ceux qui lui tiennent à cœur et qui lui semblent les plus pertinents. Une fois ses exigences électorales déterminées, l’électeur pourra chercher, parmi les candidats de sa circonscription, ceux avec qui il partage la plus grande affinité idéologique.

Évidemment, le site devra être en mesure de recevoir des propositions de projets de tous les citoyens, et pas seulement des candidats eux-mêmes. Un groupe de personnes devra donc être en mesure de recevoir des suggestions de projets politiques, des les éditer et de les publier sur le site. De cette manière, le bassin de projets électoraux sera encore plus enrichi et diversifié et permettra aux candidats d’avoir une plate-forme plus substantielle.

Chaque candidat se verra accorder un nom d’utilisateur et un mot de passe, une fois sa candidature officialisée par le Directeur Général des Élections, et il pourra ainsi mettre à jour son profil, y ajouter des projets, ou en retirer de sa plate-forme. Chaque candidat aura ainsi sa propre page personnelle qui offrira les mêmes options pour tous (courte biographie, projets endossés, email, liens Internet). Il pourrait même y avoir, en plus, pour chaque candidat, un forum personnel où les partisans du candidat en question, ou les indécis, pourront poser des questions et débattre avec le candidat. Cela sera laissé à la discrétion du candidat, et une restriction quant aux participants et aux messages diffusés devra être élaborée pour éviter les dérapages et les attaques personnelles.

Toute l’information statistique relatives aux candidats et aux projets sera libre et accessible à tous sur le site Internet (nombre de candidats qui endossent un projet particulier, distribution géographique des projets, etc.).

Le site aura, au début de la période électorale, une section où seront présentés toutes les personnes qui envisagent de se présenter comme candidat, mais qui ne le sont pas encore officiellement. La section présentera les possibles futurs candidats avec leurs valeurs, leurs projets et leurs ambitions. L’objectif de la section sera d’aider chaque personne envisageant de se présenter comme candidat officiel à se trouver des alliés, ou des supporters et des bénévoles. Les personnes qui voudront s’impliquer dans la campagne d’un possible futur candidat pourront communiquer avec lui et offrir de l’aider. Aussi, plusieurs « petits » candidats pourront décider de fusionner leurs candidatures en une seule, en fusionnant aussi leurs projets, de sorte à avoir une force de mobilisation et un poids électoral plus important. La section donnera donc l’opportunité à tout le monde de connaître et éventuellement de rentrer en communication avec des possibles futurs candidats, pour ainsi éviter un surnombre de candidatures, et assurer une certaine homogénéité du processus électoral.

Périodes inter-électorales
Après la fin des élections, quand les députés auront pris leur place dans l’Assemblée Nationale, le site changera de fonctionnement. L’information relative aux élections terminées pourra néanmoins être gardée en archive à des fins statistiques, ou pour usage ultérieur quelconque.
Le site gardera une liste de tous les projets qui ont été retenus par au moins un député élu. De cette manière, les citoyens pourront faire un suivi des projets qui les tiennent à cœur, en suivant les activités des différents députés qui les endossent.

Le mandat primordial du site, en dehors des élections, sera de faire un suivi de tous les députés, et ce de manière régulière. Il créera, pour chaque député, une nouvelle page personnelle, et assignera, aux députés qui le désirent, un nom d’utilisateur et un mot de passe. La page personnelle du député montrera, en tout temps, et de manière explicite, la plate-forme politique qui lui a permis de se faire élire. Dans ce contexte, le travail du site sera, pendant les 3 ou 4 années inter-électorales, de présenter les activités de chaque député, relativement à l’avancement des projets de sa plate-forme politique présentée comme « promesses électorales ». De cette manière, le site servira en quelque sorte de garde-fou aux députés, et d’assurance qu’ils soient redevables de leurs promesses aux gens qui l’ont élu.

Cette présentation publique et libre des projets et des activités de tous les députés pourra avoir un impact secondaire non-négligeable. Les députés pourront, à travers ce site, avoir une connaissance plus rapide, plus détaillée et plus directe des projets et des valeurs défendus par leurs collègues. Ils pourront ainsi créer des alliances avec tous les députés qui endossent des projets communs, et accélérer leur réalisation dans l’Assemblée Nationale. De cette manière, l’influence de la ligne de parti pourrait être grandement amoindrie, encourageant d’une part les députés à endosser des projets qui les tiennent personnellement à cœur, et d’autre part, en créant des alliances politiques axées sur des projets, et non sur des dogmes idéologiques qui sont par définition hermétiques. Les députés pourront, de plus en plus s’ouvrir à tous les autres députés, en fonction de leurs projets communs, indépendamment de leur affiliation partisane. La démocratie n’en sera que perfectionnée car les députés seront moins redevables au chef de leur parti et plus à leur électorat.


Partis politiques

28 avril 2008


Qu’est-ce qu’ils font vraiment de leur journée? Vous les avez élus, mais est-ce que vous savez vraiment ce qu’ils font avec votre vote? On vous lance des débats entre le Parti Conservateur et le Parti Libéral. Vous voyez leurs députés dans la Chambre des communes se comporter comme des arriérés mentaux, à siffler, crier, taper sur les tables dès que leur guru insulte le parti adverse. Tout ce cirque pour quoi? Pour gagner des votes. On dirait deux parents qui se font la guerre pour la garde d’un enfant, et l’enfant doit choisir entre les deux : « c’est moi le meilleur parent, rappelles toi ce que j’ai fait pour toi l’été dernier », « non c’est pas vrai, c’est moi le meilleur parent parce que c’est moi qui t’ai toujours aidé dans tes devoirs », etc. Ce n’est pas étonnant après ça que l’enfant se dégoûte de ses deux parents! Et pendant que les parents se font la guerre, qui s’occupe de l’enfant? Personne. C’est exactement la même chose avec les partis politiques et les électeurs : les deux ou trois partis se font la guerre pour être à la tête de la direction du Québec et essaient de séduire les électeurs avec la même rhétorique et la même manipulation psychologique, et des insultes dignes d’une garderie. Les électeurs se dégoûtent de la politique, et personne ne s’occupe vraiment de leur bien-être.

Diriger une société, c’est un privilège, et si les partis politiques s’intéressaient vraiment au bien-être des Canadiens, ils arrêteraient de se cracher dessus, et ils collaboreraient ensemble pour apporter des solutions intelligentes à nos problèmes. C’est pourquoi je propose d’éliminer totalement les partis politiques de la scène électorale et de la Chambre des communes. La créativité politique vient des individus, pas des partis politiques. Les partis ne font rien d’autre que ralentir et stagner le développement de notre société.

Les partis politiques dans les élections, ou comment fermer les yeux pendant 4 ans sur nos différences

Plusieurs partis existent généralement à l’intérieur d’une société démocratique (on ne considère ici pas les formes dégénérées de structure politique comme la monarchie, la dictature ou le fascisme). C’est là que le jeu des élections rentre en compte : c’est à travers le jeu des élections que la société détermine l’idéologie gagnante! Et c’est là que se situe ma critique. Je critique cette manière de déterminer l’idéologie qui dirigera la société. Cette méthode renie l’existence de la vérité.

La société lance le message suivant à sa population : « écoutez, on ne sait pas ce qu’est la vérité, on ne pense même pas qu’elle existe en fait, alors ce qu’on vous propose est la chose suivante : ceux qui veulent participer à la direction de cette société, rassemblez-vous en groupes en fonction de vos idéologies. Faites pour chaque groupe, un parti politique. Maintenant, pour savoir quel parti sera à la tête de cette société, vous participerez à des élections. Vous irez donc vers la population, et vous essaierez de la convaincre que votre parti est le meilleur. Vous aurez le droit de recevoir du financement privé pour vos campagnes. Vous aurez le droit de poser des affiches dans les rues, vous aurez le droit de passer des publicités à la télévision, vous aurez le droit d’organiser des conférences publiques, etc., si vous avez l’argent pour tout payer. Celui qui aura convaincu le plus d’individus (ou qui aura gagné dans le plus de circonscriptions), formera la direction de la société. (Le chef du parti gagnant deviendra premier ministre.) » Qu’est-ce que cela montre sur notre capacité à nous organiser politiquement? Ce jeu électoral ressemble plus à un jeu de camp de vacances entre enfants de 12 ans qu’à un mode de décision politique officiel pour toute une société. Comment y remédier?

Le problème se présente sous deux aspects : le premier est la reconnaissance officielle de plusieurs partis dans une société, la seconde est le financement privé de ces partis. Qu’est-ce que ces deux choses détruisent? Elles détruisent notre volonté à communiquer et à collaborer pour résoudre nos différences idéologiques et trouver la vérité sous-jacente à nos contradictions. La société actuelle nous propose la chose suivante pour y remédier : « vous n’êtes pas d’accord sur ce point? Eh bien, faites-vous la guerre! Battez-vous lors des élections! Celui qui aura convaincu le plus de personnes aura raison! C’est simple, non? » La seule différence entre le jeu des élections et la guerre, ce sont les armes. Les élections utilisent des armes psychologiques : les insultes, les accusations, les reproches, le dénigrement, l’humiliation, la haine, etc. Qui joue à ce jeu? Les adultes qui sont en charge de notre société!

Ce mélange de persécution ne se limite même pas aux élections! On le constate à chaque séance parlementaire. Il suffit d’allumer la télévision au bon moment, et on peut observer ce cirque politique : au centre de l’action, les chefs des différents partis s’accusent, s’humilient, se dénigrent à tour de rôle, pendant que les membres de leur parti sifflent, tapent sur leur table, crient et gesticulent comme des babouins en pleine crise d’adolescence. Quand le nombre de décibels dépasse une certaine limite, le président de la chambre leur demande poliment de se calmer, ce qu’ils font, mais généralement après deux ou trois interventions. L’enjeu est trop grand pour ces députés : il s’agit de détruire l’image de quelqu’un! Ils n’arrivent pas à garder le contrôle de leur corps, surtout de leur bouche qui, comme un virus, cherche un hôte (une oreille) à infecter.

Pendant ce temps, des militaires sont en train de mourir en Afghanistan, pour eux, parce que ce sont eux qui les ont envoyé là-bas. Pendant ce temps, des parents travaillent d’arrache-pied pour garder leurs enfants en vie. Pendant ce temps les urgences des hôpitaux sont pleines à craquer : des malades attendent des heures avant d’être soignés et les médecins travaillent sans répits. Pendant ce temps, des professeurs font des heures supplémentaires pour aider des enfants qui sont en retard dans leur apprentissage, avec une rémunération négligeable. Pendant ce temps, à Ottawa, des députés s’insultent à tour de rôle pour gagner des élections?!?! Comment est-ce que ces députés prétendent pouvoir aider les citoyens, s’ils ne sont même pas capable de s’aider eux-mêmes, de se comporter décemment en public, et de résoudre des différences idéologiques entre eux? Comment même peut-on prétendre pouvoir aider le reste du monde à résoudre ses conflits?

Qu’est-ce qui contribue directement à cette situation de crise? Les partis politiques. Pourquoi? Parce que ce sont eux qui créent cet environnement de compétition barbare pour les prochaines élections. Nous n’avons pas besoin de partis politiques pour avoir un fonctionnement social adéquat. Nous n’avons pas besoin de guerres psychologiques. Nous n’avons pas besoin de ligne du parti. Nous avons besoin d’une ligne de conduite humaine. Nous avons besoin d’une identité canadienne, dans le monde, et en tant qu’espèce humaine dans l’univers.

Les partis politiques, ou comment se soumettre à l’autorité d’un guru

Les partis politiques fonctionnent comme le crime organisé : « c’est moi le chef du parti, ce sont mes proches et moi qui commandons ici. Si tu veux embarquer dans notre parti, tu dois d’abord prouver que tu es prêt à n’importe quoi pour monter les échelons. Si tu nous le prouves, on financera ta campagne. Tu ne travailles pas pour les citoyens qui t’ont élus, tu travailles pour nous. Tu ne travailles pas pour leur bien commun, tu travailles pour le bien du parti. Si tu veux faire les choses seul, si tu veux prendre des décisions par toi-même, ok, mais oublies-nous, oublie notre argent, oublie ta carrière politique. Si tu votes contre moi dans le parlement, tu sais ce qui t’attend. Si tu es fidèle, peut-être qu’on te récompensera, mais ne pense jamais que tu es libre, il y a toujours quelqu’un au dessus de toi, plus fort et plus puissant dont tu dois avoir peur. » C’est comme ça que le crime organisé fonctionne, par la peur, l’intimidation, les menaces. Et c’est ainsi qu’ils n’encouragent que la montée en pouvoir de criminels, comme eux, généralement. C’est leur manière de se sentir aimé. Ils pensent qu’en pointant un pistolet chargé à la tempe de quelqu’un et en lui demandant « est-ce que tu m’aimes? » ils peuvent se sentir aimé. C’est ça l’amour pour eux : c’est synonyme de violence physique et mentale, de manipulation. Pourquoi sont-ils comme ça? Comment les empêcher de dominer la société?

Prenons le cas extrême d’Adolf Hitler. Des psychologues et des chercheurs attestent qu’il avait un père alcoolique et violent, qui le battait et le maltraitait régulièrement. Hitler dit qu’il se sentait fort et puissant quand, après plusieurs coups de son père, il ne sentait plus rien, et il était capable de ne pas pleurer et ne plus sentir la douleur. Ça devait être à peu près les seules relations qu’il a eues avec son père : des relations de violence et de torture physique et morale. Le pauvre garçon, venu au monde prêt à aimer, n’est accueilli que par des coups, des insultes et des menaces, par ceux qui sont sensés l’aimer. D’abord il pleure parce qu’il a mal, et il a besoin de réconfort. Mais personne ne lui prête attention, alors il s’isole, il souffre seul et finit par se culpabiliser : « il doit y avoir quelque chose qui ne va pas avec moi, c’est de ma faute si ces choses arrivent. » Puis, si la violence ne diminue pas, il se dissocie totalement de son corps, et forge une identité et un sentiment d’estime de soi à travers une insensibilité et une fierté à résister à la violence. Ça devient sa définition du « soi » et sa définition d’amour, et de relations avec les autres : « mon identité passe par la souffrance, alors celle des autres aussi doit passer par la souffrance; je vais les faire souffrir, c’est ce que j’ai appris à mieux faire. » Et voilà, de manière caricaturée, comment la société crée des criminels, qu’ils soient dans les rues des quartiers défavorisés, ou dans des villas de luxe, ou dans un poste de chef d’état.

Qu’est ce qu’on peut faire? On peut les aider à détruire ce mur, à faire des petits trous dedans, pour que peu à peu, les rayons de lumière viennent faire repousser les graines d’amour en eux. Et c’est comme ça qu’on peut les aimer, malgré tout ce qu’ils peuvent faire de destructeurs, on peut garder l’espoir inébranlable qu’ils vont mieux aller, parce qu’on va les aider, et parce que toute la société les aidera. Mais quand ces criminels occupent des positions de pouvoir et qu’ils nous maltraitent continuellement, c’est de notre devoir de les enlever de ces positions sociales importantes. C’est le cas des prisonniers. Tout le monde en prison n’est pas forcément criminel, comme certains individus qui ne sont pas en prison le sont. Un politicien comme Jean Charest est criminel, même s’il n’est pas en prison. Sa véritable maison est la prison, c’est un criminel. Et c’est parce que des gens comme lui, des criminels, ont une quantité énorme de pouvoir qu’on est en train de rentrer dans une troisième guerre mondiale. Il faut les aimer, mais il faut s’aimer soi-même aussi, assez pour les mettre dans un environnement où ils ne peuvent plus affecter négativement les citoyens, et les traiter à partir de là. Les criminels sont des gens malades. Ils ont besoin d’aide. Pour les aider, on ne peut pas les laisser prendre le contrôle de notre société. On doit prendre le contrôle de notre société nous-mêmes pour faire prospérer les citoyens sains d’esprit et pour aider ceux avec des problèmes mentaux. Nous devons, maintenant, tout faire pour qu’ils ne puissent plus nuire aux autres.

Le système des partis politiques actuel encourage le conformisme autoritaire, et c’est pour ça qu’on doit se lever pour le changer.

On doit donc se débarrasser de deux choses : les partis politiques et le financement privé des campagnes électorales.

Comment éliminer les partis politiques de notre société

La suite de ce texte traitera de la manière d’adapter notre fonctionnement politique suite à une élimination des partis. Les modifications que j’anticipe sont les seules qui me viennent directement à l’esprit. Mes connaissances des lois canadiennes et québécoises sont limitées, et je ne prétends pas couvrir tous les aspects qu’un tel changement engendrerait. Ce texte est donc une suggestion législative, dans lequel je donne, du mieux que je peux, les grandes avenues à emprunter pour concrétiser un tel projet. Il faudra évidemment une collaboration entre les autres politiciens et les législateurs pour le mener à bien.

Je vous décris ce projet comme un rêve que j’ai eu, mais ne m’en souvenant plus clairement à mon réveil. Je vous le décris du mieux que je peux, avec ses éléments essentiels, en évitant trop de détails pour ne pas perdre son grand dessein.

L’élimination des partis politiques dans notre société nécessitera une série de changements dans notre fonctionnement électoral ainsi que dans le fonctionnement des séances parlementaires.

Un nouveau fonctionnement des campagnes électorales

D’abord, le citoyen qui veut se présenter aux élections fédérales ou provinciales se présentera sous le drapeau de sa circonscription, et plus sous celui d’un parti ou comme candidat indépendant (tous les candidats seront en quelque sorte indépendants). L’allégeance de chaque candidat sera officiellement et exclusivement vouée aux concitoyens de sa circonscription, aux citoyens de la nation et à leur bien commun. Aucune autre allégeance ne sera vouée qui pourrait transgresser le bien commun des citoyens.

Maintenant, chaque candidat devra mener une campagne électorale auprès de ses concitoyens pour leur expliquer son idéologie, ses rêves, ses ambitions et ses projets. Pour ce faire, le candidat sera autorisé, par une nouvelle loi, à utiliser un nombre limité de moyens médiatiques et d’infrastructures qui sera le même pour tous les candidats de la circonscription. Par exemple, les candidats auront accès à un certain temps d’onde à la télévision et à la radio (une chaîne de télévision et de radio propre à chaque circonscription pourront être créées à cet effet, et elles pourront servir en « temps normal » à faire un suivi continu de l’activité politique de cette région). Un journal électoral sera alors imprimé dans le quartier, dans lequel de l’information sur chaque candidat sera diffusée. Les candidats auront un certain nombre de mots qui leur sera alloué et ils se présenteront à leurs concitoyens et leur expliqueront leur plate-forme électorale respective.

Au même moment, pendant toute la période électorale, aucune forme de presse « critique » ne devra être permise de fonctionner : seulement des articles expliquant ou traduisant les différentes plates-formes électorales des candidats seront autorisés, sans parti pris. Les citoyens devront juger par eux-mêmes de la qualité de leur candidat, en puisant à la source de ses propos. Un média décidant de couvrir la campagne d’un candidat devra le faire en même proportion pour tous les candidats. Nous devrons prévenir toute forme de favoritisme médiatique.

Aussi, une salle de conférence sera louée pour accorder un certain temps de présentation orale à chaque candidat, et les citoyens pourront venir les écouter un à un et leur poser des questions. Ensuite, il y aura une rencontre entre les différents candidats, un peu comme les débats actuels, où les citoyens pourront encore avoir une idée plus claire de leurs qualités.

Le financement de chacune de ces campagnes devra provenir des différents niveaux de gouvernement et un budget devra être préparé à cet effet. Tous les candidats devront se conformer au même procédé de campane électoral et toute forme de publicité extérieure à ces règles sera illégale, afin de garder l’équilibre entre les différents candidats, et assurer le bon jugement des citoyens.

Chaque plate-forme électorale devra suivre une structure fixe. D’abord, le candidat devra présenter une autobiographie simple mais pertinente afin qu’une idée générale de sa personnalité soit donnée à ses concitoyens. Dans le même document, une courte description des différents membres de son équipe sera aussi donnée. Deuxièmement, il devra expliquer sa motivation pour se présenter comme candidat, expliquer les grandes lignes de son idéologie politique et faire une analyse contemporaine des différents niveaux d’organisations politiques (municipal, provincial, fédéral et international, dépendamment du niveau des élections). Troisièmement, le candidat devra présenter un projet pour sa municipalité ou sa circonscription, un projet pour sa province (s’il s’agit d’élections municipales et provinciales), un projet pour sa nation (s’il s’agit d’élections provinciales et fédérales) et finalement un projet international s’il s’agit d’élections fédérales. La plate-forme politique de tous les candidats devra comporter chacune de ces choses là et devra être accessible à tout citoyen de la province. Une copie de chaque plate-forme devra être remise à chaque citoyen apte à voter, là où les candidats se présentent.

Après les campagnes électorales, les élections se dérouleront comme maintenant, et le candidat ayant remporté le plus de votes sera le vainqueur. Au niveau municipal, je ne pense pas que des changements majeurs seront nécessaires pour la suite. Aux niveaux provincial et fédéral par contre, le problème suivant apparaît : qui sera nommé premier ministre et qui formera le gouvernement?

Un deuxième niveau d’élection

Pour ce faire, il faudra un deuxième niveau d’élections, entre ces nouveaux députés. Une période de répit de plusieurs jours devra être accordée entre la fin du premier niveau d’élections et le début du deuxième, afin de laisser les nouveaux députés se reposer et se rassembler dans un même endroit. Une fois réunis, ils pourront se rencontrer et choisir leur premier ministre et leur nouveau gouvernement.

Les nouveaux députés qui se présenteront comme candidat au poste de premier ministre seront officiellement dévoilés à tous les autres députés. Une copie de leur plate-forme respective sera distribuée à chaque député, à qui un temps suffisant sera accordé pour les lire. Par la suite, chaque député souhaitant faire partie de ce futur gouvernement pourra manifester son intérêt par écrit et les deux individus pourront alors se rencontrer. Des moments de rassemblement de tous les députés seront organisés pendant cette nouvelle période électorale à cet effet. La presse sera interdite d’accès à ce type de réunion pour éviter d’influencer les décisions des députés.

Quand ces candidats seront définis et qu’ils auront choisis leurs ministres, alors une nouvelle micro campagne électorale se déroulera. Une salle de conférence et un temps égal seront alloués à chacun des candidats. Ils présenteront à tour de rôle leur plate-forme électorale ainsi que les autres députés qu’ils choisiront pour occuper les différents postes de ministres. Chaque ministre potentiel fera un exposé clair et concis du rôle qu’il jouera dans le gouvernement. La presse sera autorisée d’accès à ses conférences et elle pourra relater ces faits aussi librement qu’elle le souhaitera, en respectant les lois en vigueur à cet effet. Il est important d’accorder à ces députés une salle de conférence avec des sièges très confortables et un accès à de l’eau et différentes boissons, en interdisant la consommation d’alcool. Dépendamment du nombre de candidats, ils pourront rester de nombreuses heures assis, et il est important que leur corps et leur esprit soit dans le meilleur état possible afin qu’ils puissent juger de la meilleure façon leur nouveau gouvernement.

À la fin de cette campagne, les deuxièmes élections auront lieu et le gouvernement sera élu. Dès que ce sera fait, les députés et le nouveau gouvernement prendront leur poste respectif et commenceront leur travail.

——————–

(1) À titre d’exemple, dans les élections fédérales de 2003, le gouvernement a remboursé (avec vos impôts et vos taxes) 27 millions de dollars aux partis politiques. Si cet argent avait été distribué également entre tous les candidats, chacun aurait bénéficié d’un budget de 18 000$.
Pour éviter que le nombre de personnes qui se présentent comme candidat soit démesuré, il faudrait mettre la barre plus haute pour devenir officiellement un candidat, et limiter le nombre de candidatures. Par exemple, on pourrait exiger 500 signatures au lieu de 100 signatures comme c’est le cas en ce moment, et limiter le nombre de candidatures à 5 ou 7. Les 5 ou 7 premiers à déposer leurs 500 signatures seraient déclarés candidat officiel. Une autre manière de faire serait de prendre les 5 ou 7 candidats avec le plus de signatures déposées et confirmées.


Structure

28 avril 2008

Cette proposition se base sur les observations suivantes :

-Le député est trop loin des citoyens une fois élu;

-La communication entre le député et les citoyens est souvent trop laborieuse;

-Le député est trop souvent surchargé de requête et ne peut ainsi les gérer chacune correctement;

-Le député n’a pas assez de personnel pour l’aider dans son travail;

-La responsabilité politique du comté est trop concentrée dans les mains du député;

-Les citoyens ne sont généralement pas assez impliqués dans la politique de leur comté;

Pour remédier aux problèmes mentionnés plus haut, je propose d’instaurer une nouvelle structure politique additionnelle à l’intérieur du comté. Ce que je propose est simple : pour chaque paté de maison ou immeuble du comté, une personne serait élue. Ensuite, pour un certain nombre de ces personnes, en fonction de la géographie encore, une autre personne serait élue parmi elles, et ainsi de suite, pour un total de 5 ou 6 paliers pour arriver jusqu’au député.

J’illustre dans ce tableau ma proposition :

Poste hiérarchique

Nombre de personnes (unités arbitraires)

Député (6ème palier; élu par tous les citoyens)

1

5ème palier (nommé par le député)

10

4ème palier (nommé par le 5ème palier parmi les membres du 3ème palier)

100

3ème palier (élu par le 2ème palier parmi des groupes du 2ème palier)

1 000

2ème palier (élu par tous les citoyens)

10 000

Citoyens (1er palier)

100 000

Je vais expliquer maintenant le déroulement typique de ces formes d’élections, et leur implication :

-Les citoyens voteraient comme maintenant, pour leur député (1), et ils auraient en plus un vote à accorder à une personne qui vit dans le même paté de maison qu’eux ou dans le même immeuble. Cela ferait deux votes au lieu d’un. Ainsi tous les citoyens auraient le même bulletin de vote qu’actuellement, et en plus ils en auraient un second en fonction du paté de maison ou l’immeuble dans lequel ils habitent. Ce second vote pourrait même s’effectuer simplement et directement entre les électeurs concernés, dans leur immeuble par exemple. Ils votent pour la personne la plus « loin » d’eux dans la hiérarchie du comté, celle qu’ils verront en personne le moins souvent, et aussi pour la personne la plus proche d’eux, qu’ils pourront voir tous les jours. Ils votent pour le 2ème et pour le dernier palier;

-Une fois le député et le 2ème palier élus, le député nomme une dizaine de personnes (habitant le comté) pour former son personnel avec lequel il aura un contact constant, régulier et direct (il forme le 5ème palier). À chaque personne il assigne la responsabilité d’une partie géographique du comté. Chacune de ses parties est alors divisée à son tour;

-Les membres du 2ème palier sont regroupés encore en plus petits groupes, en fonction de leur proximité géographique (regroupement de plusieurs immeubles ou blocs voisins), et une personne pour chacun de ces regroupements est élue pour former les membres du 3ème palier;

-Une fois le 3ème palier élu, ses membres sont une fois de plus regroupés en plus petits groupes en fonction de leur proximité géographique. Ces nouvelles délimitations géographiques correspondent aux régions que chaque membre du 5ème palier a sous sa charge. C’est ensuite la responsabilité de chaque membre du 5ème palier de choisir pour chaque région sous sa tutelle un représentant, choisi parmi les membres du palier 3. Le 4ème palier est ainsi formé.

Des réunions périodiques symmétriques:

-L’objectif de ces réunions entre les membres des différents palliers sera doublement complémentaire: d’un sens, des réunions assureront une communication du bas vers le haut, c’est-à-dire des citoyens au député, et de l’autre, les réunions assureront une communication du haut vers le bas, donc du député aux citoyens. C’est-à-dire qu’il y aura deux types de réunions: l’une qui sera une manière de réaliser les demandes et projets de chaque citoyen, aussi humble soient-ils, et aussi grande, ingénieuse et universelle leurs demandes soient-elles. Ces réunions se réaliseront donc du bas vers le haut, du 1er pallier en montant, jusqu’à ce qu’un pallier compétent puisse agir. L’autre type de réunion sera une manière de réaliser les projets des dirigeants de la société. Il s’agira de mesures pour mettre en place des grands projets ou des projets majeurs qui auront un impact sur les citoyens. Dans ce cas, la communication se fera donc du haut vers le bas, en commençant par le 6ème pallier, celui du député et chaque projet sera ensuite transféré, vers le bas, au pallier compétent et apte à agir.

-Chaque pallier pourra se réunir officiellement de manière périodique. Les membres du 1er pallier pourront avoir une communication régulière et constante avec leur représentant du 2ème pallier parce que ce dernier fera partie de leur entourage rapproché et qu’il représentera une dizaine de citoyens environ. Ces dix citoyens partageront la même région géographique. Ils pourront par exemple être tous les résidents d’un petit immeuble. Si un d’eux a une demande ou un projet social quelconque, il pourra facilement le partager avec ses voisins, et ensuite le présenter de manière plus concrète à son représentant (du 2ème pallier). Il en sera de même entre le député et les membres du pallier 5: la périodicité de leurs rencontres sera libre.

-Les membres du 2ème pallier pourront se réunir une fois par semaine en groupe d’une dizaine environ en fonction de leur proximité géographique. Chacune de ces rencontres sera présidé par le représentant du 3ème pallier correspondant. Par exemple, tous les représentants (de 2ème pallier) des membres d’un paté de maison ou alors d’un regroupement d’immeubles. Un équilibre sain devra être assuré entre le nombre de citoyens et la superficie géographique qu’ils occupent. Ces représentants de 2ème pallier auront donc une rencontre officielle et publique toutes les semaines, dans un local prévu à cet effet, qui pourra être prété par un propriétaire d’immeuble ou alors par la municipalité. L’objectif de ces réunions sera d’échanger les différentes demandes et projets présentés par les membres du 1er pallier de sorte à établir des priorités d’action, agir s’ils en ont les moyens, ou alors préparer des dossiers à présenter au pallier supérieur. Chaque pallier devra tout faire ce qui est en son pouvoir pour régler les problèmes lui-même. Tous les problèmes pourront être abordés, comme des problèmes de logement, de gardiennage ou tout autre, et le représentant du 2ème pallier devra user de ses contacts dans le quartier pour trouver des personnes qualifiées qui, par solidarité et dévouement, accepteront de rendre service à leurs voisins. Les membres du 5ème pallier se réuniront avec la même fréquence d’une fois par semaine pour échanger officiellement et publiquement sur les communications qu’ils auront eues avec le député.

-Les problèmes du 2ème pallier qui ne pourront pas être réglés par eux-mêmes seront transférés au pallier supérieur, le 3ème pallier. Les membres du 3ème pallier pourront se réunir une fois par mois par exemple, encore en fonction de leur proximité géographique. Chaque rencontre sera présidée par le membre du 4ème pallier correspondant. Ils auront le même mandat que le 2ème pallier face au 1er pallier, c’est-à-dire de partager les demandes et projets entre eux, de trouver des solutions s’ils en ont les moyens, et de les retransmettre au pallier supérieur s’ils n’en ont pas les moyens. Les membres du 4ème pallier se réuniront avec la même fréquence d’une fois par mois pour échanger sur les communications qu’ils auront reçues de la part du 5ème pallier.

-Le même fonctionnement sera appliqué aux palliers 4, 5, et 6 pour la communication du bas vers le haut, et pour les pallies 3, 2 et 1 du haut vers le bas.

Des élections périodiques pour une recyclage politique constant

-Chaque pallier devra être soumis à des élections régulières. Je propose le fonctionnement suivant:

6) des élections pour le député auront lieu tous les 4 ans;

5) la nomination du 5ème pallier pourra être changée tous les 2 ans par le député;

4) la nomination du 4ème pallier poura être changée tous les ans par les membres du pallier 5;

3) des élections pour le 3ème pallier auront lieu tous les 6 mois;

2) des élections pour le 2ème pallier auront lieu tous les 3 mois.

Les avantages d’un tel projet seront les suivants :

-Les degrés de séparation entre le député et chaque citoyen seront clairement définis et de cette façon, tout citoyen saura exactement à qui s’adresser pour faire ses requêtes;

-Chaque problème du comté sera relayé en fonction de son importance. C’est-à-dire que plus le problème affectera une grande partie du comté (géographique et démographique), plus il sera relayé rapidement au député et à son entourage proche pour qu’ils puissent y remédier;

-Les requêtes passeront un certain nombre d’étapes avant d’arriver au député, ce qui permettra un allégement de sa charge de travail à ce niveau d’une part, et d’autre part cela donnera un pouvoir d’action aux autres paliers qui pourront, s’ils en ont les moyens, d’adresser le problème eux-mêmes et d’y apporter une solution;

-Le député ne sera plus seul avec ses 4 employés comme c’est le cas actuellement, mais aura une véritable équipe dans le comté qui contribuera directement à son travail d’amélioration des conditions de vie de tous;

-Tous les citoyens verront leur implication politique augmenter et leur rôle dans la communauté prendre un tout autre sens d’écoute, d’entraide, de devoir et de responsabilité. Un véritable éveil politique pourra être anticipé.

Un problème pourrait se poser : quelle sera la charge de travail exacte de ces personnes? Seront-ils rémunérés?

S’ils devront être rémunérés, à moins que cet argent vienne d’un fond des citoyens du comté, le projet nécessitera l’approbation du gouvernement puisqu’il demandera des fonds publics. Néanmoins, je pense que ce projet est réalisable même sans argent. Je ne pense pas qu’il sera difficile de trouver une personne par bloc prête à être son porte-parole et d’assumer un certain degré de responsabilité pour ses résidents. Ces gens existent déjà, et s’impliquent simplement dans d’autres secteurs, sans être rémunérés, parce qu’ils aiment ça. Il serait donc facile de trouver un 2ème palier à la structure que je propose, sans la nécessité d’avoir des fonds. Évidemment, vu leur statut de bénévole, on devra respecter leur horaire de travail s’ils en ont, et ajuster nos exigences en fonction de ce dernier aussi.

Le 5ème palier, juste en dessous du député ne sera pas plus dur à trouver selon moi. Le député a actuellement droit à 4 employés, dont deux doivent être avec lui à Ottawa pour l’aider dans son travail quotidien. Cela lui restera environ 8 personnes qui seraient prêtes à s’impliquer sans être rémunérées. Je pense encore une fois que ces personnes sont trouvables. Une fois de plus, leur charge de travail et nos exigences devront prendre en compte leur statut de bénévole.

Je pense qu’il en sera de même pour tous les paliers. Je crois fermement qu’on peut trouver une personne sur dix qui est prête à faire quelque chose pour sa communauté sans être rémunérée. Si ce ratio de 1 à 10 ne permet pas de trouver suffisamment de personnel, alors il suffira de le diminuer à 1 pour 15 ou 1 pour 20.

La qualité du fonctionnement de cette structure dépendra de la qualité du personnel qui la composera et de ses contraintes monétaires et temporelles. Mais je le répète, c’est faisable. Et je crois fermement que même une structure de la sorte qui fonctionne lentement sera beaucoup plus efficace que ce que nous avons maintenant, simplement parce qu’il n’y a aucune structure présentement!!

——————–

(1) Contrairement à maintenant, dans cette nouvelle structure, le député devra absolument résider dans le comté, ainsi que tous les membres de cette hiérarchie.