Je m’appelle Romain Angeles. Comme mon nom de famille l’indique, je suis originaire d’Amérique latine, plus précisément du Mexique. Mon père et sa famille viennent de la ville de Oaxaca (prononcé Wouahaca), et mon frère aîné (d’un an) et moi sommes nés à Mexico. Mon prénom montre aussi mes origines françaises, du côté de ma mère. Sa famille vient de la région d’Amiens et de Poitou-Charentes. Je suis donc né au Mexique, et dès mes deux mois, nous avons déménagé à Montréal : mon père avait trouvé un poste de professeur à l’université McGill. Nous sommes restés quelques temps dans un appartement au centre-ville, puis à mes 4 ans, nous avons déménagé sur la rue Hartland, à Outremont. Mon frère et moi allions à la garderie à côté, puis nous sommes rentrés au Collège Stanislas en maternelle. Nous avons ensuite déménagé sur la rue Champagneur peu après notre entrée à l’école.
En deuxième année de primaire, nous sommes allés vivre en Allemagne, à Munich, pendant 1 an : mon père avait obtenu une année sabbatique qu’il avait décidé de prendre en Allemagne. Mon frère et moi sommes allés au Lycée Français de Munich, et pendant les vacances, on voyageait en Europe : en Autriche, en Espagne, en Italie, en Tchécoslovaquie. J’ai visité les châteaux magnifiques d’Allemagne, en haut de montagnes, en pleine nature. J’ai vu les merveilles artistiques et architecturales de la période de la Renaissance italienne. J’ai admiré la diversité culturelle en Espagne. J’étais petit, mes ces images sont encore imprégnées dans ma mémoire tellement elles sont belles.
Nous sommes revenus à Montréal, toujours sur la rue Champagneur. Je me rappelle les partis de soccer, de baseball, de hockey dans la rue en été, avec les amis du quartier. Et en hiver, les heures interminables dans le froid, sur la patinoire du parc Beaubien. C’étaient, jusqu’à maintenant, les meilleurs moments de ma vie.
L’école secondaire a commencé, toujours au Collège Stanislas, avec toutes ses aventures, comme je les ai rapidement retracées dans le texte que j’ai écrit, intitulé « Éducation » dans la section « Idées ».
Puis, en 5ème année de secondaire, à 15 ans, mon père a eu une autre année sabbatique, cette fois à Singapour. Mon frère et moi sommes allés au Lycée Français de Singapour, et pendant les vacances, on voyageait tous dans la région : en Thaïlande, à Hong Kong, en Malaisie et en Australie. Cette fois c’étaient les merveilleux paysages que la nature nous offrait et les différentes cultures de la région.
Au retour, nous avons déménagé au centre-ville, puis plus tard, à Westmount. C’était le début de ma vraie crise d’adolescence, qui a été plutôt mouvementée. Après plusieurs changements de programme à l’université, j’ai décidé que ce n’était pas pour moi, et j’ai commencé à donner des cours privés de mathématiques principalement à des élèves du Collège Stanislas. Je continue, maintenant depuis presque deux ans à donner des cours à plusieurs élèves, en physique et en histoire aussi. C’est surtout en constatant la situation de crise que subissait l’école que j’ai compris que je pouvais offrir des solutions à ces problèmes. C’est ce qui m’a motivé à écrire entre autres mon texte sur l’éducation. J’avais écrit, et je continue à écrire plusieurs textes sur différents sujets : la philosophie, la politique, les mathématiques, la théorie de l’évolution (vous pouvez les consulter sur le site, dans la section « Idées »).
À force de partager mes idées avec les gens, j’ai réalisé que j’avais beaucoup d’idées originales, et plusieurs manières d’améliorer la société. Aussi, plus j’entendais les positions des politiciens et des célébrités sur plusieurs problèmes sociaux, plus j’avais envie de m’exprimer et de partager mes idées avec une plus grande audience, et trouver des façons de les concrétiser. Et voilà pourquoi je me suis présenté aux élections provinciales de mars dernier, et pourquoi je me suis présenté de nouveau aux élections fédérales partielles de septembre 2007.
Premièrement parce qu’il n’y a aucun autre moyen durable de changer le monde que par la politique. J’ai 23 ans, et je remarque depuis plusieurs années que le monde a besoin de changement. J’écoute les nouvelles, et je remarque qu’il y a trop de mauvaises nouvelles, de scandales, de conflits et pas assez de paix, de solutions, d’amélioration. J’ai étudié de mon côté l’histoire récente et l’histoire plus ancienne de l’humanité, et j’ai remarqué que certaines régions du monde, des cultures en particulier, ont déjà vécu des grands moments de prospérité et de développement. Le premier exemple qui me vient à l’esprit est celui de la Grèce Antique, où la société grecque a réussi à s’organiser autour de grandes idées philosophiques et scientifiques initiées par des gens comme Pythagore, Thalès, Socrate, Platon, etc. La qualité de vie des Grecs de l’époque se serait tellement améliorée qu’ils auraient quintuplé leur population entre 800 et 300 avant Jésus-Christ; et tout ça sans compter l’influence culturelle qu’ils ont apporté au reste de l’Europe par la suite.
Ces moments de l’histoire me rassurent et en même temps me déchirent quelque peu. Ils me rassurent parce qu’ils me prouvent que les choses ont déjà été mieux, et que par conséquent, il n’y a pas de raison qu’elles ne peuvent pas mieux aller dans l’avenir. Ils me déchirent aussi parce qu’ils me montrent à quel point la situation générale dans le monde est précaire.
Mais ces moments de l’histoire me motivent assez pour vouloir contribuer de manière positive au développement de l’humanité. Et le meilleur endroit où commencer est chez soi. Je pourrai dédier ma vie à faire un travail social qui influencerait en bien la société dans laquelle je vis, et je pourrais réussir. Mais ultimement, l’influence la plus durable et efficace est en politique.
Pourquoi à Outremont?
Parce que c’est la ville où j’ai grandi et là où j’ai fait presque toute ma scolarité (au Collège Stanislas). J’ai habité sur la rue Hartland quand j’avais seulement 4 et 5 ans, puis on a déménagé sur la rue Champagneur et on y est resté jusqu’à mes 15 ans. C’est une ville que je connais donc très bien, avec laquelle j’ai une affinité particulière, et donc une préférence naturelle à vouloir représenter et améliorer.
Pourquoi moi, et pas un autre candidat?
Pour répondre à cette question, je dois d’abord expliquer en quoi je suis différent des autres candidats.
Premièrement, je suis le plus jeune candidat. J’ai 23 ans. Je comprends mieux la réalité des jeunes de mon âge parce que je la vis, et je la vois tous les jours. Et les jeunes, c’est l’avenir. Par conséquent, je représente moi-même l’avenir de la société : j’ai des nouvelles idées, des idées vivantes, des idées qui reflètent les besoins et les exigences des futures générations. J’ai presque toute la vie encore devant moi, et j’ai décidé de me dédier à la politique, parce que je veux construire le monde dans lequel je vais vivre. On a vu ce que les plus vieux avaient à offrir. On a vu ce qu’ils étaient capables de faire, on a vu ce qu’ils nous ont légués. C’est à notre tour maintenant, les jeunes, de prendre la relève, et de faire encore mieux qu’eux.
On a vécu des évènements historiques majeurs quand on était encore jeunes, et ça a forgé notre personnalité et notre perception du monde. On vit dans un monde de guerres et de conflits grandissants, et on sait que si on ne fait rien pour changer le monde en mieux, on passera peut-être la fin de notre vie dans la misère ou le regret. Les plus vieux, eux ont déjà décidé depuis longtemps la direction qu’ils voulaient donner à leur vie, alors que nous, c’est maintenant qu’on la choisit. Et à cause du contexte historique dans lequel on vit depuis plusieurs années, quand on n’était pas encore adulte, on a une perception beaucoup plus profonde, et passionnelle du monde. Grâce en partie à mon âge, je me dédierai plus que quelconque autre candidat à l’avenir de notre société et de l’humanité, parce que, statistiquement, j’en ferai partie plus longtemps qu’eux : je serai encore là quand eux seront partis.
De plus, grâce à mon jeune âge et au fait que je n’ai pas de famille sous ma responsabilité, je serai beaucoup moins stressé et j’aurai plus de temps libre à dédier en plus à mon travail.
Une autre chose que je pense important de mentionner quant à moi : je ne bois jamais d’alcool, et je ne fume pas. Je pense que ce sont deux choses qui se font rares chez les jeunes aujourd’hui, et je pense que c’est un geste de maturité de ma part, en plus de montrer une certaine discipline vis-à-vis moi-même.
Ensuite, parce que je suis un candidat indépendant. Autrement dit, je ne rends de compte à personne d’autre qu’à ma conscience, et aux citoyens de l’arrondissement. C’est un grand avantage parce que je peux user de ma créativité politique sans aucune contrainte extérieure autre que la loi. Ça me permet d’être beaucoup plus libre, détendu et honnête dans la campagne, et dans mon éventuel poste de député. Je dis ce que je pense à tout moment, et non pas ce que le chef d’un certain parti m’ordonne de répéter. Pour assurer mon élection, je dois donc me dédier entièrement aux citoyens de l’arrondissement, et je peux faire avancer mes idéologies, mes projets, sans devoir rentrer dans le moule du parti. Pendant que les autres candidats se poseront la question : « comment est-ce que je peux gagner le vote des électeurs et en même temps faire plaisir au chef de mon parti? »; je me poserai, tout au long de la campagne et de mon éventuel mandat, la question suivante : « comment est-ce que je peux améliorer les conditions de vie des citoyens d’Outremont, et du Canada en général? ». Pour ceux qui doutent de mon honnêteté et de mon intégrité, je poserai la question suivante : qu’est-ce que j’ai à gagner à faire tout ça? Pas l’argent. Pas des faveurs politiques, parce que c’est justement contre ça que je m’oppose. Alors pourquoi? Parce que je crois que les gens honnêtes et généreux ont leur vraie place en politique.
Pour finir, je dirai que vous devez voter pour moi parce que vous avez déjà tout vu, et vous avez vu que les choses ne changent pas vraiment. Je vous propose des nouvelles solutions aux problèmes de notre société (voir la section « Idées ») pendant que les autres ne font répéter ce qu’ils pensent que vous voulez entendre.
Qu’est-ce qu’un candidat indépendant peut vraiment accomplir?
D’abord, comme candidat indépendant, je n’ai l’appui financier de personne d’autre que les citoyens qui font des dons. Je n’ai pas les moyens de payer un photographe professionnel pour me prendre en photo, la main sous le menton, l’air totalement niaiseux. Je n’ai aucune couverture médiatique assurée. Je n’ai pas une équipe à temps plein pour m’aider. Je n’ai rien de tout ça, mais j’ai la chose la plus importante que les autres candidats n’ont pas : la liberté.
Je dis ce que je pense et pas ce qu’on veut que je dise, j’utilise toute ma créativité, sans devoir me soumettre à l’autorité et aux caprices de quiconque. Pendant la campagne électorale, je suis, comme candidat indépendant, plus libre et plus honnête que les autres candidats affiliés à un parti.
Si je me fais élire, qu’est-ce que je vais pouvoir accomplir?
Déjà, dans le travail de commission, je suis à force égale avec tous les autres députés, parce que les partis n’ont plus leur rôle à jouer, et chaque député use de son propre jugement et son intelligence. J’userai de mes facultés intellectuelles du mieux que je peux pour m’assurer que les lois étudiées en commission soient les meilleures et les plus efficaces pour assurer la vie, la liberté, la prospérité et le bonheur des personnes vivant au Canada.
De l’autre côté, le travail de député comporte aussi les séances dans la Chambre des communes, où les revendications, les échanges et les votes se font par tous les députés. Évidemment, si je propose un projet de loi, je n’aurai que mon vote d’assuré, j’en suis conscient. Néanmoins, cela ne veut pas dire que les projets de lois que j’ai à proposer ne seront jamais acceptés. Avant de présenter ces projets dans la Chambre, je rencontrerai plusieurs députés et j’échangerai mes idées avec eux, en essayant de les amener à réaliser l’universalité de mes propositions pour arriver à une collaboration non partisane pour l’adoption de ces lois.
De plus, je compte rester en contact à travers l’Internet avec tous les citoyens du Canada, et utiliser leur appui pour montrer aux députés la nécessité de ces lois. En fonctionnant de la sorte, j’amènerai les autres députés à comprendre que ces projets de lois n’ont comme seul objectif l’amélioration de la qualité de vie de la société. Ainsi, je pourrai, avec l’aide des députés dédiés et honnêtes passer des projets de lois dans la Chambre des députés.
La qualité de vie de l’humanité augmente grâce aux découvertes scientifiques et à la créativité des individus. La maîtrise du feu nous a permis, à travers l’histoire, de pouvoir nous réchauffer, cuire notre nourriture, voir dans la noirceur, éloigner les prédateurs, ce que qu’aucun autre animal sur Terre n’a été capable de faire. Le feu nous a permit aussi de créer des liens sociaux, des cultures, des liens entre être humains, à travers le développement de la musique, la peinture, etc.
Le développement des moulins, qui utilisaient l’énergie produite par les courants d’eau, et par le vent, nous a permis à produire de la nourriture en plus grande quantité, en moins de temps, ce qui a amélioré notre qualité de vie.
Ensuite, l’invention de la machine à vapeur nous a permis d’utiliser l’énergie interne du charbon pour propulser des trains, des machines industrielles, qui à leurs tours, nous ont permis d’accélérer notre développement sur la Terre. On augmentait ainsi notre qualité de vie, à travers la production et le transport plus rapide de biens et services. On avait plus de temps pour se dédier à d’autres découvertes, et à des créations artistiques, ce qui augmentait aussi notre bonheur.
Puis, l’utilisation des énergies fossiles comme le pétrole nous a permis, entre autres, des développements majeurs en aéronautique, ce qui nous a permis de voyager aux quatre coins de la Terre en quelques heures, d’aller sur la Lune et d’envoyer des satellites dans l’espace.
Tous ces changements économiques nous ont ouvert de nouveaux horizons, ont éveiller nos consciences quant à notre place dans l’univers et ont élever notre qualité de vie de manière générale. Les effets de ces découvertes et de ces créations se manifestent dans l’accroissement de notre espérance de vie et notre densité démographique : on vit plus longtemps et on est capable de mieux vivre, en utilisant un espace moins grand.
Les découvertes scientifiques, ainsi que la créativité artistique sont les deux éléments clés de notre bien-être. Les découvertes scientifiques nous apportent des nouveaux outils, des nouvelles techniques pour utiliser nos ressources plus efficacement et les créations artistiques nous permettent de donner un sens à notre existence et de nous éveiller la conscience.
Ces deux aspects de l’économie se résument en un mot : la créativité. J’explique comment augmenter notre capacité créatrice dans la section « Éducation ».
La créativité : la clé du succès politique
Si on regardait l’évolution de la population mondiale, on aurait environ les chiffres suivants :
1800 : moins d’1 milliard
1900 : 1,5 milliards
1950 : 2,5 milliards
1970 : 4 milliards
1990 : 5 milliards
2007 : 6,5 milliards
Est-ce que c’est parce qu’on fait de plus en plus d’enfants? Non. On n’est pas simplement plus nombreux, on vit aussi plus longtemps. En Grèce Antique ( – 1300 à – 300 avant Jésus-Christ environ), l’espérance de vie était de 28 ans. À l’époque de l’Angleterre médiévale (500 à 1400 après Jésus-Christ environ) l’espérance de vie était de 33 ans en moyenne. À la fin du 19ème siècle en Europe occidentale, l’espérance de vie avait atteint 37 ans. Finalement, aujourd’hui, la moyenne mondiale se situe environ à 66 ans.
On vit plus, mais on vit aussi mieux. Qu’est-ce qui explique ces changements importants dans l’évolution de la population mondiale et de l’espérance de vie? Le progrès scientifique et technologique. On est capable de guérir des maladies desquelles on mourrait dans le passé. On est moins susceptible aux maladies parce qu’on bénéficie d’une meilleure hygiène, d’une meilleure alimentation. Les techniques d’agriculture, d’industrie, de transports ont été drastiquement améliorées. Toute cette combinaison de facteurs pris ensembles ne fait qu’accélérer notre potentiel d’existence et de bonheur sur Terre.
Mais ce n’est pas tout, malgré ces beaux aspects de notre évolution sur Terre, il y a encore des nouveaux-nés, des enfants qui meurent tous les jours de malnutrition, ou de maladies curables. Il y a encore des guerres, et encore du racisme. Tous ces problèmes sont des problèmes politiques. Tous ces problèmes ont leur origine dans l’esprit d’individus qui pensent que « pour que je survive, d’autres doivent mourir » au lieu de se demander « comment je peux les aider à mieux vivre? Comment je peux l’aider à être plus heureux? ». Si tout le monde se posait ces questions, on vivrait dans un monde merveilleux d’amour, de paix et de confiance entre êtres humains : on saurait que peu importe ce qui nous arrive, il y aura toujours quelqu’un pour nous aider, et faire le bien autour de nous deviendra une source de fierté et d’orgueil.
On a le niveau scientifique et technologique de nourrir, vêtir et abriter toute la planète. Mais cela n’arrive pas encore. Pourquoi? Parce que trop de politiciens pensent encore qu’on vit dans une jungle, où le plus fort est celui qui tue les plus faibles, au lieu de les aider. Non seulement ça, mais en se comportant comme des animaux, ils supposent que toute l’espèce humaine n’est qu’une espèce animale parmi tant d’autres, et que par conséquent ils lui renient toute forme de conscience et de créativité. C’est le problème actuel de la politique : elle renie la créativité humaine et le progrès. Quand on écoute les discours de la plupart des politiciens, ils ne parlent que d’apposer des pansements aux problèmes sociaux, parce qu’ils supposent qu’on ne pourra jamais trouver de solutions durables à ces problèmes. C’est là que se situe le problème de la créativité. La plupart des politiciens n’ont pas de créativité, parce qu’ils ont accepté de se soumettre à l’autorité d’un parti politique, à vivre dans un monde d’obéissance et de normalité, au lieu de chercher à se surpasser et stimuler leur intelligence pour trouver des solutions aux problèmes de la société.